17 février 2007
BBQ Party
Aujourd'hui, lendemain du mariage, nous, la colonie de français, sommes conviés à un après-midi barbecue chez les la belle-famille de Christelle.
Biensûr, il n'est pas question de partir sans une petite grâce mat' de lendemain de soirée. Nous prendrons donc la route vers 12:30. Ils habitent au sud d'Auckland, à environ 30 min en voiture. Pendant le trajet je réalise qu'il va y avoir pas mal de monde si j'ai bien tout compris. Environ une vingtaine de personnes! Ca signifie qu'ils doivent certainement avoir une énorme baraque. On confirme en effet que c'est un véritable ranch de 3ha avec des vaches.
Nous arrivons enfin. On a un peu l'impression d'être perdu au milieu de nulle part jusqu'à ce qu'on arrive à leur maison proprement dites. Là, c'est tout simplement immense. On pénètre en voiture dans l'allée de l'entrée, il y a des espaces clôturés tout autour, on aperçoit les vaches sur la gauche mais toujours pas la maison. 
On arrive enfin dans la cour principale ronde en gravier autour d'un arbre aux feuilles bordeaux, juste devant la maison. Juste pour vous donner un ordre d'idée de la taille de la cour, on peut largement y mettre 8 voitures sans être gêné pour se garer ou les sortir dans qu'on veut. Il y a aussi un garage extérieur pour 2 voitures et encore, si c'est pas suffisant, un carré d'herbe à côté où 2 voir 4 voitures peuvent être garées... Vous l'aurez compris, c'est immense!
Bon, passons la maisons. C'est une superbe maison victorienne toute blanche de plein pied et toute aussi grande. Elle vraiment superbe de l'extérieur et l'intérieur c'est encore plus beau : une cuisine gigantesque, je ne compte pas le nombre de pièces (on s'y perdrait), une décoration luxueuse et des finitions tout aussi parfaites. C'est impressionant!
La moitié des convives sont déjà là à prendre l'apéro, sur la terrasse, tout en bois juste devant la première partie du jardin où une partie de cricket a été improvisée entre les locaux.
Cette partie du
jardin est lui aussi magnifique et énorme (il y a assez de place pour que certains face un cricket pendant que d'autres joue au foot...). Il y a un grand gazon qui est coupé à ras et des arbres un peu partout tout en étant espacés.
Nous sommes invités à rejoindre tout le monde à l'apéro et/ou à visiter l'intérieur. C'est sympas de retrouver tout le monde après le mariage, on rediscute de la cérémonie. On se montre les premières photos du mariage. Tout le monde s'accorde à dire que c'était un très beau mariage.
Un peu plus tard, Garry (le beau père) nous invite à nous diriger vers l'arrière partie du jardin où mangeront. C'est le jardin proprement dit. Il est plein de fleurs superbes réparties en grands bacs carrés avec au centre, oh surprise, un terrain de pétanque! Oui, oui, j'ai bien dit terrain de pétanque!
Il doit faire 15m sur 3m et petite orginalité par rapport à nos terrains français, le revêtement est fait d'un mélange de coquillages cassés. Ca rajoute un charme supplémentaire au jardin! Il y a aussi une petite abris de jardin et espace ombragé par des arbres en fleur et où nous passerons le repas. C'est vraiment très agréable et très paisible comme coin.
Le temps de lancer le BBQ, on décide de lancer un mini-tournois de pétanque, en doublettes. Le mini-tournois prend finalement pas mal de temps si bien qu'il sera entrecoupé par le repas, puis par le dessert et enfin par une pause champagne (Quelques bouteilles de La Veuve Cliquot pour ceux qui auraient évetuellement fait une étude de marché sur le champagne...) offert par l'oncle de Christelle. Tout se déroule dans la joie et la bonne humeur, au soleil, sous le chant des cigales : j'ai définitivement du mal à me rendre compte que c'est la mi-février...
Une fois le champagne bu et le tournois terminé (pour la petite histoire, Manue (ma cousine) et moi avons perdu en final), les jeunes proposent d'improviser une initiation au cricket, dont je vous ferai grâce des règles car elles sont compliquées. Tout le monde ou presque y participera. C'est vraiment très sympas! Par la suite, j'apprend par la suite à jouer au Rugby-Touch, dérivé du rugby traditionnel à la différence près qu'on ne plaque pas qu'il suffit de toucher son adversaire pour l'empêcher d'avancer.
La journée se termine. Nous disons au revoir à la belle famille qui ne manque de me dire que si je me sens seul je suis le bien venu pour venir les voir et rester manger (ils sont vraiment adorables et ont le coeur sur la main!). Il est maintenant l'heure de rentrer sur Auckland où le soir je mangerai avec mon père dans un resto japonais très bon et assez chic, pour un prix raisonnable. C'est le préféré de Christelle et Mark. Et c'est ainsi que s'achève cette nouvelle journée.
A partir de demain, on attaque les choses sérieuses : on pars en vadrouille pour un semaine pour visiter un peu plus l'île du Nord. Au programme : geysers, fumerolles, première rencontre avec des kiwis (les animaux), sources d'eau chaude naturelle qu'on tourve sois-même sur une plage et pêche aux moules... ;-)
15 février 2007
Visite de Devonport
Aujourd'hui, pas de réveil avant 13:00. Ca fait un bien fou de dormir un peu surtout après la journée que j'ai passé la veille... Un fois les yeux décollés, j'apprends par mon père le programme du jour : on a rendez-vous à Devonport, un quartier péninsulaire d'Auckland pour y rejoindre Manue, Christophe etManue et y passer l'après-midi. Pour s'y rendre, il y a 2 possibilités soit prendre la voiture et faire tout le tour de la baie d'Auckland (trajet estimé à environ 40min voir 1h en heure de pointe) soit prendre un ferry (trajet estimé à 15min) : Le choix n'est pas bien compliqué à faire... Nous prenons donc le ferry sur e port qui se trouve juste à proximité du centre ville d'Auckland (je vous ai mis ici la carte d'Auckland (tapez Parnell dans le champs "suburb/city" et zoomez en arrière la carte pour faire apparaître Devonport) pour vous rendre compte à quel point l'agencement de la ville est complexe. Pour info, ma cousine habite à peu près au niveau du point noir qui désigne Auckland et vous pouvez voir Devonport légèrement au Nord-Est).
Une fois arrivée à Devonport, il nous faut encore trouver LA plage de ce quartier. Nous devons donc marcher le long de la promende qui longe la mer. C'est alors une fois de plsu un régal pour les yeux. Autant la veille nous nous étions émerveillés du paysage dans lequel nous nous sommes retrouvés, autant là c'est tout à fait différent, ce sont les habitations qui nous interpellent. En effet, Devonport est un lieu où les habitants et les autorités s'efforcent de préserver l'héritage colonialiste.
Après s'être attardés quelques minutes devant le match, nous reprenons notre chemin pour la plage que nous atteignons rapidement. On trouve tout de suite nos trois compères en train de se d
orer la pillule. C'est une fois de plus un belle plage car l'eau est clair mais surtout parce qu'elle est bordée de maisons victoriennes avec vue et accès directs à la mer! Comme la veille, je m'y baigne et réalise ma chance d'être ici. Nous y passons quelques heures, en fait jusqu'à ce que Manue nous quitte car elle doit assister à la répétition du mariage qui aura lieu le lendemain. C'est ensuite que nous décidons de faire l'ascension de la coline qui borde la plage et qui doit donner un beau panorama de la plage d'un côté et de la Baie d'Auckland de l'autre. Nous atteignons le sommet en quelques minutes. Cette coline est en fait un ancien site stratégique de défence d'Auckland. On y retrouve de nombreux vestige tels que des canons et fortifications datant du XVIIIe siècle (si je m'en souviens bien...). En ce qui concerne le panorama, on ne s'est pas trompé, on a une belle vue de la plage mais surtout de la Baie d'Auckland avec ses buildings et sa tour caractéristique, le Skycity (qui est au passage la construction la plus haute de toute l'Océanie!)
. On ne sait finalement plus où donner de la tête pour ne rien louper de tout ça. Une fois enième séance de photos, on attaque la descente de la colline puis le retour vers Auckland. Ainsi, on peu y voir de superbe villa victorienne, toujours habitée le long de la mer. Ajoutées à la verdure environnante, le cliché est parfait! Tout en parcourant la promenade, mon père et moi nous nous remettons en mode "petit chinois" et prenons plein de photos. Un peu plus loin, notre chemin donne sur un grand terrain vague où se déroule un match de cricket sur un gazon anglais typique : on est d'autant plus dans le cliché!
On reprend le même ferry qu'à l'aller. Une fois à quaie, le port donne directement sur la rue commerçante principale du centre ville d'Auckland. On décide d'y perdre un peu de temps. On allons d'abord voir la boutique officielle des All-Blacks. Ensuite, passage incontournable : les gift shops! Moi qui pensait entrant y faire un simple tour rapide, histoire de voir à quoi ressemble les souvenirs kiwis, on y restera finalement presqu'une heure seulement à y faire des amplettes. Résultats des courses, mon père y aura dépensé près de 150 NZ$ et Christophe & Martine s'en sont sortis pour plus de 200 NZ$ et moi pour 20$ et j'ai en plus gagné un calendrier, le vendeur ayant considéré que nous avions été de bons clients...
Après cette petite journée, la faim nous gagne. Nous cherchons donc un endroit où nous restaurer, nous optons pour manger asiatique car c'est en général rapide et pas cher. Et bien on ne croyais pas si bien trouver. Nous entrons dans une espèce de boutique appelée "Asia Food", dont l'entrée est un boutique de souvenirs chinois. Quand on continue le hall d'entrée, nous arrivons dans une grande avec plein de table au centre et tout autour des stands de cuisine rapide. ce qui est original, c'est que chaque à sa propre spécialité : chinois, japonais, thaï, indien etc... On a que l'embarras du choix, d'autant que les prix
sont plus que raisonnable : pas plus de 6€ par personne. Croyez moi, à ce prix là, nous ne nous sommes pas privés pour finalement commander des plats que nous n'arriverons psa à finir. Une fois le festin terminé nous rencontrons dans nos résidences respectives.
Mais avant je fais un crochet par la maison de Christelle pour voir dans quel état d'esprit elle se truve à la veille du mariage. A ma grande surprise, je me rends compte que c'est l'effervescence dans la maison. Elle, Aurélie et Manue sont en train de finir les derniers préparatifs. Je me joins à elles, j'ai pour mission de mettre en place une playlist de chansons françaises qu'on a l'habitude d'écouter en soirée pour les faire découvrir aux kiwis. Je peux vous jurer que je m'en suis donné à coeur joie. Tout y est passé, de Cloclo à Julien Clerc en passant par Emile & Image. J'y ai même introduit une petite blagounette perso à savoir la "Danse des canards"... Finalement, le temps que je finisse tout le monde s'est couché. Je dois encore rentrer dans la maison où je suis logé qui se trouve à 10min à pieds de là, en théorie... Seulement il y a un hic : ça fait à peine 48h que je suis arrivé, je ne suis pas sûre du chemin et il est 1:30 du mat'. et bien ce qui devait arriver arriva, je me suis perdu! J'ai ainsi errer pendant près de 45 min dans les rues d'Auckland en pleine nuit, en short de bain et tongues à chercher ma route. Je me suis finalement résigné à prendre un taxi. Je réalise que l'endroit où je monte dans le taxi est en fait à 30 sec à pieds de chez moi. Le boulet! Enfin bon, j'arrive chez moi, tant bien que mal, et je vais me coucher en songeant au mariage qui aura lieu le lendemain.
14 février 2007
Le jour J, un jour sans fin… (suite)
Cap vers la Nouvelle Zélande – Part II
· HongKong - Auckland
Une fois mon mail envoyé depuis la Chine pour me la raconter, il est temps pour moi de me diriger vers la douane afin de procéder à un nouvel enregistrement avant l’embarquement. Je pense à Aurélie (pour
rappel, elle et son copain devaient faire le trajet avec moi). Je me dis que
peut-être ils ont aussi embarqué sans que je m’en rende compte et que peut-être
je les retrouverais cette fois dans l’aéroport de HK. Ce ne sera pas le cas.
Puis
rebelote : j’embarque et me revoilà parti pour 10h d’avion, direction
Auckland. Il est 13:05 heure locale, soit l’équivalent 8h du mat’ en France,
cela fait donc à peu près 24h que je suis levé et je n’ai pour l’instant dormi que 2h mais
je tiens le coup. Je me dis que c'est pas plus mal comme ça je me reposerai et le voyage passera plus vite... Et bien que dale !
Je ne sais pas pourquoi mais impossible de m’endormir. Je suis un peu moins
confortablement installé que dans le précédent avion et, je ne sais
pas pourquoi, survoler des océans
n’est pas fait pour me rassurer. Du coup, je regarde des films en anglais
proposés dans l’avion ainsi que quelques épisodes de « Friends » (Finalement je trouverai le sommeil pendant les 2 dernières heures du trajet
qui me feront d’ailleurs le plateau repas du petit déjeuner). Une fois de plus
la plupart du trajet se passe de nuit avec cette fois-ci un superbe coucher de
soleil sur la mer de nuage.
Nous approchons enfin d'Auckland. Il est 7:20 heure locale, soit environ
2:20 à HongKong, soit environ 19:20 de la veille à Paris (j'ai passé tout mon trajet à calculer les heures en Europe, en Asie et en Océanie. C'est un bon exercice pour s'occupper l'esprit...). Nous avons a peu près
20 min d’avance. En descendant de l’avion, je me fais accoster par un mec des
douanes qui me posent plein de questions sur moi et mon séjour alors que je ne
suis pas encore à la douane. Une fois débarrasser de lui, j’arrive à la douane
et là horreur c’est noir de monde. Je me retrouve donc à attendre mon tour pendant près
de 2h ! Le douanier me repose le même type de questions que son collègue
précédemment puis me laisse passer (d'illeurs je n'ai pas eu besoin de lui montrer le quart des papiers que je devais posséder pour mon visa...) : je serai donc officiellement entré
sur le territoire Néo-zélandais le 14 février à 9h10 heure locale. Je récupère
mes bagages et me dirige vers la sortie où mon père que j’avais quitté 2 jours
avant en France et que je retrouve donc à l’autre bout du monde (je crois que
la raison pour laquelle mon père est à Auckland mérite un petit
éclaircissement. Il est là tout simplement parce qu’il est convié au mariage de
ma cousine qui habite à Auckland depuis 2ans maintenant et où elle a rencontré son
futur mari kiwi. Nous n’avons pas pu faire voyage ensemble faute de places
disponibles et nous sommes donc rendu à Auckland à 2 jours d’intervalles).
· Fin de l’enigme « Aurélie » et
premiers pas en terre kiwis!
Il m’attendait tout paniqué de ne pas
me voir arriver plus tôt alors que j’étais sensé arriver à 7h40 mais pas
uniquement… Il m’apprend qu’ils n’étaient plus sûr du jour où je devais
arriver et m’avaient attendu la veille… en même temps qu’Aurélie ! En
effet, dans un de mes mails envoyé à ma cousine, je me suis trompé (une nouvelle
fois…) et lui avais écrit que j’arriverais le 13 au lieu du 14. Ainsi tout
s’explique ! Christelle, ma cousine, a donc cru que je devais prendre le
même avion qu’Aurélie. Ainsi Aurélie, comme moi, m’avait cherché partout à
Roissy en vain la veille de mon propre départ. En fin de comptes, tout se fini bien, Aurélie et moi sommes tous
les 2 arrivés mais à 1 jour d’intervalle dissipant ainsi les interrogations de chacun.
Place maintenant à la découverte de la
Nouvelle-Zélande ! En sortant de l’aéroport, un magnifique soleil et une
température d’environ 25°C m’attendent. On sent une légère brise marine et je
peux déjà apercevoir des palmiers et autres arbres exotiques : il n’y a
pas de doute, je sens que je vais m’y plaire ! Mon père m’annonce qu’il ne
faut pas trop traîner car ma tante, son mari et mon autre cousine nous
attendent pour aller à la plage. A ce moment là, j’ai une pensée à tous les
gens que j’ai laissé en France, en plein mois de février sous un temps
dégueulasse alors que moi, à peine arrivé, je m’apprête à aller à la
plage !
· La plage de Piha
Cela
fait donc à peu près 1h30 que j’ai quitté l’aéroport d’Auckland, juste le temps
de prendre une douche (qui devenait plus que nécessaire après plus de 20 heures
d’avion et 8h d'escale…) et me voilà déjà parti à la découverte de la Nouvelle Zélande. Nous
retrouvons donc ma tante, son mari et Manue, ma cousine, et nous partons avec
la voiture de Christelle, destination : la plage de Piha. J’étais ravie à
l’idée d’aller là-bas car j’avais lu dans un de mes guides touristiques que
c’était un superbe site peu connu des touristes mais que les kiwis adorent. Une
fois avoir trouvé la direction de Piha, non sans mal, il y a environ 45min de
route pour rejoindre la fameuse route en question. Le trajet peut paraître un
peu long pour aller à la plage quand on sait qu'Auckland est en bord de mer, mais ce sont 45 min de pur dépaysement. En
effet, pour se rendre à Piha il faut passer un massif, en pleine forêt
tropicale. J’entends par là que la route est étroite et sinueuse entourée d’une
végétation verdoyante, très dense et luxuriante. La route est ainsi bordée de palmiers,
d’arbres fougères (emblème de la Nouvelle Zélande et qui prolifère un peu partout) et d’autres arbres
tropicaux, le soleil a dû mal à pénétrer, il y fait donc frais. Après
avoir passé 5h dans HongKong, au milieu des buildings et commerces, ça fait un
bien fou de voir toute cette verdure. Du coup, on passera notre temps à
apprécier le trajet, ébahis, à mitrailler de photos ou à s’exclamer jusqu’à ce que
nous commencions à apercevoir la mer du haut de la colline. Nous trouvons une
aire pour nous arrêter, sur un bord de route où nous avons une superbe vue
plongeante sur la plage en question. Nous réalisons ce qui nous attend :
une énorme plage de sable noir, presque inoccupée, bordée par deux imposants rochers
noirs, un eau bleu vert et tout autour un massif comptant quelques habitations
au milieu d’une forêt dense : la carte postale
parfaite ! Après un court arrêt « clichés photographiques » pour
immortaliser ce panorama, nous reprenons la voiture. Au fur et à mesure que
nous descendons et nous nous approchons de la mer, nous sommes de plus en plus
subjugués par le paysage. Nous atteignons enfin la plage : nous tombons
tous sous le charme. L’eau est superbe, les deux rochers qui bordent la plage
sont vraiment impressionnants, le sable noir est
surprenant. Enfin le peu de
personnes sur la plage est très plaisant et rend l’endroit très calme, voir sauvage, et la
plupart d’entre eux sont des surfeurs. En effet, la plage descend en pente très
douce vers la mer (genre on peut marcher 50m dans l'eau et avoir toujours pied, même Joris et Karine...) ce qui fait apparaître des vagues qui vont jusqu’à près de 2m de
hauteur. Nous y passerons le reste de l’après-midi et j’y attraperai mes
premiers coups de soleil (La Nouvelle Zélande est l’un des pays où la couche
d’ozone est la plus fine au monde donc ici on ne bronze pas, on rougit…)
Malheureusement, nous ne pourrons pas
nous y éterniser car Manue doit être rentrée afin d’enterrer la vie de jeune
fille de sa sœur.
· Fin du jour sans fin…
On rentre donc sur Auckland. Au programme, Manue et les copines de Christelle s’occupent d’enterrer comme il se doit la vie de jeune de la future mariée. Pendant ce temps, je vais retrouver ses potes pour un apéro entre mecs et nous retrouverons les filles dans un bar pour finir la soirée tous ensemble. Dans un premier temps, je fais donc connaissance avec les potes de Christelle. On se fait un petit apéro tranquillou : on boit des canons, on discute, on rigole, la rengaine habituelle quoi. J’ai un petit coup de barre sur les coups de 22h heure locale (je rappelle que je n’ai dormi que 4h durant les 50 dernières heures...) mais je tiens le coup. Puis les filles nous appellent et nous donnent rendez-vous dans un bar. Nous nous y rendons et nous le trouvons toutes un peu éméchées et un peu fatiguées : j’imagine qu’elles ont passé un bon moment. Je découvre aussi ma cousine avec des bottes noirs, une minijupe noire et un petit haut noir décolleté avec un gros cœur rouge dessus, genre on ne remarque qu’elle… Quand on la connaît, je peux vous garantir que ça fait drôle de la voir habillée comme ça. On continue donc la soirée dans ce bar à tourner au vodka Redbull, on fait la fermeture. On décide alors… de continuer et de se faire la tournée des bars ! Super, ma journée n’est définitivement pas prête de prendre fin. On atterri ensuite dans un bar essentiellement occupé par des blacks et des maoris (qui sont, comme on dit, les « minorités visibles »…) alors forcément quand on rentre avec en plus ma cousine habillé en tenue plutôt légère, on se fait un peu remarquer. On continuera ainsi notre tournée des bars jusqu’à 4h du mat’. Je rentrerai et retrouverai enfin un lit ou plutôt une banquette après plus de 56h et seulement 4h de sommeil dans des avions. Enfin !
· Epilogue
C’est ainsi donc que se termine cette
très longue journée durant laquelle j’aurai parcouru plus de 18,000 km, mis le
pied sur 2 nouveaux continents pour moi, découvert HongKong, retrouvé une
partie de ma famille à l’autre bout du monde, profité d’une plage paradisiaque
de Nouvelle Zélande et fait la fête jusqu’au bout de la nuit. Je suis donc érinté mais mes premières impressions de la Nouvelle Zéalnde sont plutôt positives. Mais maintenant, je pense avoir
maintenant mérité une bonne nuit de sommeil…
12 février 2007
Le jour J, un jour sans fin…
Cap vers la Nouvelle Zélande – Part I
Ca y est ! Le jour J est arrivé.
Nous passons actuellement à plus de 10 000m au
dessus de Kaluga, ville
située au SUD-OUEST de Moscou. L’avion a pris sont envol il y a 160 min et il
nous reste environ 7100km pour atteindre HongKong dont l’approche à une vitesse
d’environ 950km/h. Je devrais a priori être aux côtés d’Aurélie, une amie
d’enfance de Christelle (ma cousine), et de son copain. Je ne sais pas où ils
sont, s’ils ont raté l’avion, s’il y a (encore) eu un malentendu dans les dates
de départs. En tout cas, je les ai attendus 45 min à l’aéroport avant
d’enregistrer mes bagages et à la place je fais voisinage avec un couple de français
et de leur fille de 5 mois (Pour la petite histoire, eux se dirigent vers
Nouméa où il habitent depuis 1 an. Pour
eux le voyage est un peu plus long que le mien puisqu’ils ont une escale à
HongKong mais aussi à Sydney : ils arriveront environ une demi journée
après moi…)
En gros, je vais être seul pour
l’ensemble du voyage mais cette histoire m’a étrangement permis de me sentir
mieux que la veille. En effet, ça m’a occupé l’esprit pendant le temps que j’ai
passé dans l’aéroport au lieu de bêtement gamberger et appréhender. C’est
peut-être ce qui m’a permis de faire, inconsciemment, la transition entre un
sentiment de culpabilité de quitter ma maison, ma famille, mes potes et le
désir d’enfin commencer psychologiquement mon voyage. Je n’explique pas exactement
ce sentiment que j’ai d’ailleurs déjà ressenti juste avant de partir pour
l’Angleterre. Je crois que d’un côté je me sens un peu coupable et d’un autre
je ne réalise pas tout à fait ce qu’il se passe, ce que ça implique, je ne sais
plus vraiment ce que je suis en train de faire. Et paradoxalement, cette
sensation m’est passée assez subitement et je crois que ça correspond à
l’instant où je me rends vraiment compte de ce qui m’attend, de la chance que
j’ai. Du coup, je me sens à nouveau certain de mes choix, je suis à nouveau
convaincu que ça va être une super expérience, pleine d’enrichissements
personnels.
Voila pour les sentiments durant les
dernières heures avant le départ. Pour le reste tout s’est passé comme prévu,
au détail du rendez-vous manqué avec Aurélie et son copain : Dimanche
soir, veille du décollage, j’ai eu mon train à temps après avoir pu dire au
revoir à maman, Marion, Manue, Guillaume, Karine et Dadou ; Simon, mon frère, m’a
attendu à Paris gare de Lyon pour m’aider à transporter mes bagages jusque chez
lui. Pendant la soirée, on a essayé de réaliser en s’amusant que nous serions
séparé par plus de 18,000km pendant au moins un an. Le matin du départ, levé à 8h20,
douche, je dis au revoir à mon frère et je « décolle » de chez lui
vers 9h40 en direction de l’aéroport où j’arrive 90min plus tard. Je passe un
coup de fil à mon frère pour lui confirmer que je suis arrivé à l’heure et pour
lui dire une dernière fois au revoir. J’attends en vain Aurélie. Pendant ce
temps, je reçois encore quelques textos de potes me souhaitant un bon voyage.
Je décide finalement d’enregistrer ma valise et mon sac à 25 min de la clôture des
enregistrements. Je me dirige vers la porte d’embarquement, je continue de
rechercher. Le temps passe relativement vite, l’attente avant l’embarquement
n’est finalement pas aussi longue que je l’aurais cru. Puis à l’annonce de
l’embarquement, je reçois un coup de fil de ma mère qui souhaitait encore me
dire au revoir. Puis, j’embarque, il est environ 12h30, le décollage étant
prévu à 13h05. Finalement, l’avion ne gagnera pas les airs avant 14h, sois
disant à cause d’un bagage qui serait abîmé et qui doit être rangé séparément
(je ne comprends pas tout, les instructions sont en anglais mais j’espère juste
qu’il ne s’agit pas d’une de mes valises…). Puis le voyage commence
enfin! En ce qui concerne le paysage, je ne profite pas trop puisque je
suis assis dans la rangée centrale et que de toute façon nous allons faire la
majorité du voyage de nuit. Dommage…
Nous approchons de HongKong, c’est le
petit matin ce qui nous offre un superbe spectacle : un levé de soleil sur
une immense mer de nuages qui s’étend jusqu’à perte de vue.
C’est tellement
beau que je ne veux pas en louper une miette. Du coup je mitraille et j’en
profite pour en apprendre un peu plus sur mon appareil numérique que je me suis
offert à Noël. Résultat des courses j’ai pris une bonne vingtaine de clichés
dont les 2 tiers font office de doublons et qu’il faudra que je trie. Nous
arrivons enfin à l’aéroport international, il est 7h50, nous avons donc 10 min
de retard sur l’horaire prévu mais il faut rappeler que nous étions partis avec
une bonne heure de retard !!! Je sais pas comment les pilotes ont fait
pour réaliser cet exploit mais enfin de comptes le vol qui devait durer 11h
n’en aura duré que 10h et ceux qui n’avaient que 90 minutes pour faire leur correspondance avec Sydney ne louperons pas leur avion (Dans ma tête, j’ai pu m’empêcher d’avoir
une pensée pour la SNCF et ses retards systématiques…).
Bon voila le topo : je suis à
HongKong, j’ai 8h d’escale et je suis tout seul.
Et bien, ce n’est pas grave,
je ne démonte pas et je décide de visiter tout seul HongKong. Je me renseigne
et je me rends compte que c’est très facile de s'y rendre. Du coup je pars visiter HongKong : je me suis baladé principalement au milieu des
gratte-ciel, dans des parcs botaniques et zoologiques publiques (j’ai réussi
l’exploit de ne pas me laisser tenter par le shopping !). C’est d’ailleurs
assez surprenant de voir ces parcs et leur flore exotique si dense au beau milieu de buildings
imposants (je pense qu’ils ont tous au moins 15 étages et certains doivent
dépasser la barre des 50…) et omniprésents. Pour vous rendre compte de la
structure de HongKong dîtes vous qu’il y a environ 7 millions d’habitants qui
vivent sur une surface équivalente à Paris intra-muros. Pendant ma visite, j’ai
aussi vue Avenue of Stars dont j’ai vite compris l’origine du nom, c’est tout
simplement une réplique d’Hollywood à savoir une avenue dont certains pavés
sont des étoiles avec les noms des plus grands acteurs et actrices asiatiques
ainsi que l’empreinte de leur mains dans le béton…
Une
fois avoir passé 5h à visiter la ville, la fin de l’escale approche. Je trouve
quand même le temps de me prendre une sorte de sandwich au poulet tandouri dans
une chaîne de fast-food asiatique qui met gratuitement à disposition de ses
clients des PC connectés à Internet. J’en profite pour envoyer rapidement un
mail pour informer un peu tout le monde que pour l’instant la première partie
du voyage s’est bien déroulée et puis ça me faisait marrer d’envoyer un mail
depuis HongKong…
06 février 2007
Petite prise de tête avant le départ...
Le départ arrive à grand pas! En effet, si tout se passe bien, dans 5 jours - 15h - 20min, je décollerai pour Auckland - NEW ZEALAND depuis Roissy Charles De Gaule - Paris - FRANCE.
Mais selon moi, un voyage ne débute pas sur la piste de décollage mais lors de sa préparation. Et il y a toute une multitude de préparatifs dont il faut s'occuper et s'y prendre plus ou moins à l'avance :
- Analyse et prise de renseignements - à faire dès que possible : Une fois que le choix a été fait de partir, la première chose à faire est de se renseigner sur la destination en question et les démarches administratives requises pour mettre en place son projet (les différents visas disponibles, ceux auxquels vous pouvez postuler, les accords entre votre pays et votre destination, les documents à fournir, les délais à prévoir pour chacun, etc...).
- Lancer les démarches administratives - à faire quelques semaines voir quelques mois avant le départ : A chaque documents requis au passage de douane, il y a toujours une multitudes de pièces à fournir et des délais à prévoir pour rassembler ces pièces, pour monter les différents dossiers ainsi que pour l'obtention des dits documents. Il y a aussi des démarches à na pas négliger et à faire quand on quitte son pays pour une longue durée (résilier son contrat de mobile, faire une procuration le temps du voyage, s'assurer qu'on recevra sa dernière paye à temps, etc...)
- Préparer ses affaires - à faire quelques jours avant le départ : Faire un premier tri de ce qu'on amène avec sois en fonction de la destination, de la durée du voyage. Puis, il faut revoir ses ambitions de bagages à la baisse du fait de la contrainte de poids dans l'avion. Puis les re-répartir, entre les bagages à main et les bagages en soute toujours pour des raisons de poids... (D'ailleurs, je recommande de ne préparer pas ses valises la veille.)
Vous l'aurez compris, préparer un voyage n'est pas de tout repos. Et bien pour moi, en plus de ce périple dans ce labyrinthe du système administratif franco-kiwi, s'ajoute une difficulté et non des moindres : un déménagement à retardement.
En effet, quand je serai perdu au milieu du Pacifique, mon père changera certainement de domicile. Ce qui signifie "tri intensif et cartonnage de mes affaires". Et c'est ce dernier point qui, quand on me connaît, donne toute l'ampleur de ce déménagement qui aurait pu paraître anodin. En effet, la plupart des personnes qui me connaissent un peu savent à quel point je suis capable de m'encombrer de détails insignifiants que je garde soit par nostalgie, soit parce que "ça peut toujours servir".
Et bien maintenant on me demande de trier ce bordel que j'ai stocké de façon si studieuse dans ma modeste chambre de 15m²,
durant la dernière décennie. Faut bien comprendre ce que ça représente pour moi. Je suis capable de vous ressortir le petit mot, écrit sur un bout de papier aussi long qu'une phalange et aussi large qu'un auriculaire, que ma voisine m'avait fait discrètement passer en cours d'anglais de 4e et où elle me demandait pourquoi son copain, mon pote en l'occurrence avec qui elle sortait, s'amusait à lui faire la gueule et à la faire tourner en bourrique. Et bien ce petit bout de papier, non seulement je l'ai parmi mes affaires mais en plus j'ai décidé de le garder! Il restera rangé dans une petite boîte métallique, avec une dizaine d'autres messages, au fond d'un carton.
Donc si j'en suis à garder des messages dont les auteurs n'ont même plus conscience de leur existence, que vais je faire du petit bout de plastique cassé qui provient du compartiment à piles de mon appareil photo numérique et que je gardais précieusement pour le réparer, un jour? Pire encore! Que vais je faire de tout mes cours depuis la 6e qui représentent une bonne vingtaine de gros classeurs prêts à craquer? Qu'est ce que je fais de toutes ces fringues que je garde dans mon placard, dans lesquelles je ne rentre plus mais qui ont été à un moment soit mon jean préféré, soit ma chemise décontractée spéciale été ou encore tout ces pulls que j'adorais?
Vous me direz que je n'ai qu'à les garder si c'est si difficile pour moi de m'en débarrasser. Bah oui! Bien vu l'aveugle! Sauf qu'on me dit dans l'oreillette que le futur espace de stockage sera très limité et qu'il faut réduire l'encombrement de mes affaires au minimum, à ce qui est le plus important pour moi et de jeter le reste.
Vous imaginez? Moi jeter des affaires? C'est à chaque fois une véritables souffrance!
Du coup, j'ai décidé d'aborder le problème autrement. Je sélectionne ce que je veux garder (ce qui est déjà une épreuve en soit pour moi) et je laisse la charge à mon père de s'occuper du reste et de décider s'il faut jeter ou non (même si je ne me fais pas trop d'illusion là-dessus...)
Des fois, je culpabilise d'avoir pris cette habitude de m'attacher aux choses. Mais cet attachement est lié au souvenir lié à chacun d'eux, au moment où je l'ai obtenu, à la période de ma vie à laquelle il correspond. En fait, mon problème est que j'ai peur d'oublier une partie de ma vie, de perdre une partie de moi. Ça peut paraître assez irrationnel présenté comme ça mais c'est vraiment ce qui me pause problème à l'heure actuelle.
D'autant qu'en plus de me rendre nostalgique, cela m'empêche de me plonger entièrement dans l'aventure que je m'apprête à vivre.
Alors la question que je me pose et dont la réponse pourrait solutionner mon problème est la suivante :
"Est-il vraiment nécessaire de tout garder en mémoire ou faut-il aussi faire un tri parmi ses souvenirs pour n'en garder que l'essentiel?".
Et cette question en amène une autre :
"Qu'est ce que "se souvenir de l'essentiel"?"
Enfin bon, tout ça pour dire que les derniers jours avant mon départ n'ont pas été consacrés à ce qui m'attend mais plutôt à ce que je laisse. En même temps la Nouvelle Zélande arrivera bien assez vite pour moi...
31 janvier 2007
Cap Nouvelle Zélande!
Coucou tout le monde et bienvenue sur mon blog!
Je vais essayer de vous faire partager autant que possible mon voyage aux antipodes de la France.
Vous pourrez y trouver des comptes-rendus de mon aventure là-bas et des photos pour illustrer tout ça.
Seulement, j'aurai besoin de vous et de vos commentaires afin de le rendre le plus intéressant possible pour vous.
Venez régulièrement lire mes messages, ne soyez pas avares de commentaires et voyagez avec moi!








